La recrudescence de crimes et assassinats depuis la veille de la dernière mascarade des élections législatives emporte de colère le corps social vu le mutisme affiché par ceux qui prétendent être au service de tous les gabonais avec des instruments de justice, d’équité et d’impartialité dans la gestion de l’appareil de l’Etat. Quel leurre.
Nous assistons à un silence éloquent face à une situation qui embrase tous les discours « mavovos » et « mugheristes » du pouvoir illégitime du bord de mer qui avance pompeusement des slogans creux tels que « Le Gabon a changé ». Mensonge. C’est plutôt de mal en pis. Parce que de nombreux cas de crimes « rituels » tel que le traduit l’opinion nationale sont souvent restés non élucidés au Gabon et ce, depuis bien des décennies . Des corps sans vie retrouvés mutilés : parties génitales et autres membres retirés. Des horreurs que le « Kongossa » attribue, à tort ou à raison, aux acteurs de la vie politique qui obéiraient aux demandes en sacrifice de certaines obédiences ou « Nganga » pour leur seul essor politico-social.
Faute de jurisprudence sérieuse sur la question et le manque de mesures fermes prises par tous les pouvoirs confondus et les gouvernements successifs, des craintes quant à la montée de la fameuse « Justice populaire » qui commence à nourrir les esprits se font vraiment ressentir. Puisque l’état a longtemps abandonné ses prérogatives pour la sécurité de ses citoyens. Les cas les plus récents notamment l’assassinat de l’étudiante Lena. M. Mouketou et le crime commis ce weekend à l’ endroit du jeune Moundounga « Pitchou » viennent une fois encore tirer sur la sonnette d’alarme dans un climat sociopolitique déjà assez tendu.
Par ailleurs, nous nous étonnons que le PDG, parce qu’il n’est pas besoin de rappeler la confusion des genres qui existe entre l’ETAT et ce parti, ne soit pas monté sur ses grands chevaux en mobilisant tous les moyens à sa disposition afin de dénoncer toute cette triste actualité comme il le fit avec la presque ridicule affaire de son ambassadeur aux USA pour une petite dispute sans mort d’homme aucune. Il est un secret de polichinelle que les gabonais proches du cercle du pouvoir aient des droits exceptionnels et surnaturels comparé au reste des concitoyens surtout lorsque ces derniers ne partagent pas la politique de « leur chef d’Etat ». C’est la justice au sens PDGiste et émergent du terme. Notre triste réalité de gabonais au statut de persona non grata.
Il est tout aussi à noter le manque de solidarité qui sévit entre les simples citoyens que nous sommes pour mettre la pression nécessaire contre ces faits criminels qui sont de plus en plus banalisés. Il est temps de démanteler ces réseaux de commande d’organes humains pour la sécurité et le bien de tous. « Lorsque la maison du voisin prend feu, l’inaction serait suicidaire vu que nos toits et nos murs sont souvent mitoyens ». A bon entendeur…

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