Tout comme cela a été le cas durant la moribonde campagne des prétendues élections législatives du 17 décembre dernier où l’on a sorti l’arsenal publicitaire et médiatique pour faire croire que les gabonais s’intéressaient aux activités du pouvoir en place, l’autre balai des champions de l’autodérision a commencé au Gabon autour de la CAN orange 2012 que la majorité des gabonais opprimés va bel et bien boycotter pour rester fidèle à la stature abstentionniste qui a battu tous les records jusqu'à lors bien que les chiffres officiels soient maquillés comme d’habitude.
Les griots émergents qui ne savent plus trop dissocier la réalité de leur fantasme « émergence » joignent mains et pieds pour se consoler en vantant un soi-disant engouement du peuple envers cette manifestation. Parce que les frustrations sont bien plus profondes et vu l’arrogance et l’indifférence du pouvoir illégitime, nombreux sont ceux qui comptent profiter de cet événement pour montrer une fois encore au monde le rejet du pouvoir d’Ali BONGO.
Parce que personne n’est amnésique pour oublier le « m’en-foutisme » envers le peuple qu’on ne considère d’ailleurs que pour aller jouer au clown dans les meetings, dans les concerts à perte avec les « kainry » et pour aller remplir les stades « façon-façon » comme le « suppliait » l’émergent en chef dans son adresse contradictoire à la nation du 31 décembre dernier. Parce que la précarité pécuniaire exige que l’on regarde tranquillement ses matches à la maison sur son sofa ou au quartier dans un bon maquis à moins que dame S.E.E.G organise des délestages massifs pour contraindre la population à emprunter la route du stadium.
Certains accusent le manque de fibre patriotique face au boycott ainsi prôné. Mais cette fibre patriotique doit-elle être univoque ? Pourquoi ceux qui ont usé de la force pour s’imposer au pouvoir n’ont-ils pas pensé à elle ? Où était ce patriotisme pour organiser un referendum lors de la modification constitutionnelle ? Et lorsque le peuple crie à la résolution des problèmes sociaux urgents dans les hôpitaux et l’administration ? Le musèlement des seuls medias à la disposition du peuple libre ? Ne parlons même pas de la transparence électorale qu’on lui refuse de façon acharnée…
L’Altier
No comments:
Post a Comment