Les adeptes de canulars et autres mirages pour vendre des illusions dans la presse et les medias en ce qui concerne l’engouement des gabonais autour de la Coupe d’Afrique des Nations [CAN] s’attèlent depuis bien des jours à vanter ce qui n’existe même pas. Des stades rafistolés en passant par les nombreux manquements qui se dévoileront d’eux-mêmes dans les prochains jours, nous assistons à une campagne de communication digne des prestidigitateurs de la plus grande équipe de théâtre que le Gabon ait connu… Celle des EMERGENTS du pays des BONGO-PDG.
Parce qu’on peut fuir la réalité à bord de « Ferrari» et autres bolides de la « Sablière » mais elle finit toujours par nous rattraper. La CAN, c’est aussi le degré d'engagement qui anime les peuples des pays qui organisent une telle manifestation. Malheureusement au Gabon, le peuple importe peu. Sauf lorsqu'il doit jouer le seul rôle de figurant et, au mieux, d’éternel consommateur. Nous avons assisté aux nombreuses revendications des PME gabonaises qui prétendaient avoir été marginalisées dans l’organisation et la répartition des marchés liés à la CAN. D’ailleurs, nous nous étonnons de voir les environs des stades dans un état qui laisse à désirer alors qu’on aurait pu confier l’embellissement de ces espaces à certaines PME locales pendant que ces sociétés étrangères « privilégiées » s’occupaient du gros-œuvre. Un simple exemple parmi tant d’autres.
Mais bien au-delà de ce qui précède, de petites enquêtes que nous avons effectuées laissent présager de nombreuses plaintes de la part des gabonais quant à leur déplacement vers les stades. En effet, certains trouvent inutile de dépenser leur argent dans l’achat de billets accusant ainsi leurs faibles revenus et le coût de vie qui ne cesse de grimper. A cela, il faut ajouter le problème de mobilité et de transport qui ne sont pas pour alléger la facture, bien au contraire. Pendant que d’autres s’inquiètent sur les conditions de sécurité à la sortie des stades surtout pour les matches en fin de soirée notamment au stade situé dans la zone d’Angondje.
Il faut tout de même rappeler le climat sociopolitique dans lequel cet événement majeur tient à se dérouler. Parce qu’il existe bien un désamour entre le Pouvoir incarné par Ali BONGO et une grande majorité du peuple gabonais. Après les dernières élections législatives qui ont enregistré un taux d’abstention record, de nombreux gabonais ont pris la résolution de la NON-COOPERATION aux événements organisés par ce pouvoir illégitime. Et lorsque nous savons le rôle prépondérant joué par la jeunesse dans ces situations, les traitements récents infligés aux élèves et étudiants qui revendiquent légitimement leurs bourses et de meilleures conditions de travail vont certainement avoir une mauvaise répercussion pour leur mobilisation en faveur de la CAN.
A quelques jours donc de l’ouverture du « festival de GAGUIE », les griots de l’émergence ont d’ores et déjà lâché les amarres en vantant le « génie » de leur ROI émergent qui va offrir la CAN à ses « sujets », tout en rappelant que la probable réussite [ rires !] de ce challenge, côté Gabon, serait une victoire de YA ALI contre tous les détracteurs et même contre une certaine OPPOSITION dont on a toujours peur de citer le nom. Voila une attitude qui vient encourager les choses !
Affaire à suivre…
L’Altier

No comments:
Post a Comment