Appelez cela comme bon vous semble, s’agissant du climat politique qui prévaut au Gabon. Mais il ne fait aucun doute qu’il y a crise. Une crise encore camouflée par les images trompeuses et les discours tintamarresques préparés par la galaxie scripturaire qui pilote la communication nullissime du pouvoir du bord de mer.
Il semble que celui qui donne du rythme à la vie politique gabonaise, qu’on l’aime ou pas, soit l’enfant terrible de Medouneu appelé André Mba Obame « also known as » AMO. De son moindre commentaire au quelconque déplacement de celui-ci, c’est la « Bamboula » chez les imperturbables émergents. Des réactions « kounabelistes » souvent précipitées avec une allure puérile qui laisse le citoyen gabonais perplexe quant à qui est réellement l’homme influent au vu des prérogatives constitutionnelles dont chacun se réclame au Gabon.
Depuis le scénario de la présidentielle anticipée de 2009 et encore plus avec la dissolution du parti de l’opposition dit « Union Nationale » par les démocrates convaincus du camp d’Ali BONGO, le peuple gabonais attend toujours les prétendues arrestations de tous ceux qui ont été associés à l’acte politique de prestation de serment de sieur Mba Obame. Parce que ce précédent non élucidé est bien à l’ origine de l’exclusion d’une frange importante de la population de la vie politique au Gabon et de certaines marginalisations abusives de concitoyens dans l’administration et même dans la vie active au sens général.
Sinon, comment comprendre que des innocents ne cessent de payer le tribut de l’incapacité mais surtout du manque d’autorité d’un pouvoir qui n’existe que pour lui-même et ses acolytes ? Que des honnêtes citoyens voient leurs droits les plus élémentaires bafoués pour satisfaire les egos surnaturels de ceux qui considèrent AMO comme l’homme à abattre ? Hier encore, des familles entières ont été contraintes au chômage technique suite à la suspension de la chaine de télévision privée « TV+ » et du journal « Echos du Nord » pour avoir diffusé la présentation des vœux à la Nation par l’ « enfant terrible ». Ainsi, il est devenu banal au Gabon de condamner le TOUT pour la PARTIE en outrepassant la justice par l’utilisation de tous les outils institutionnels de répression notamment le Conseil National de la Communication.
Il se lit dans ces actes coercitifs une certaine fébrilité des émergents malgré les apparences d’assurance qu’on veuille bien vendre publiquement. Avec une assemblée nationale quasi monocolore qui serait le reflet du soutien indéfectible de la population gabonaise prise dans sa majorité, nous nous demandons alors pourquoi tant d’importance à accorder « aux frasques » de ceux qu’on dit être insignifiants et hors-jeu après la dernière mascarade électorale des législatives ? De quoi ont-ils peur vu que, quoi qu’AMO dise, cela n’a aucun impact parce que le «seul et légitime» président, adulé et soutenu par le Gabon tout entier, est Ali BONGO ? De qui se moque-t-on ? De soi-même ou du peuple?
C’est bien là des occasions de démontrer au monde votre esprit démocratique, chers émergents. Si André Mba Obame est véritablement persona non grata … Saisissez la justice une fois pour toute et laissez les innocents médias faire leur travail en paix ! Surtout qu’à travers eux, il y a des familles entières qui survivent dans l’environnement économique délétère que vous êtes incapables de relever pendant que d'autres y voient les seuls moyens d'information à leur disposition. Pathétique, ce Gabon en immersion...
L’Altier

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