Tuesday, 6 December 2011

GABON: Institutions ou Société civile: A qui la neutralité ?


La Neutralité ne saurait être directement associée à la société civile ! Ce sont les institutions de la république qui se doivent d’être neutres vis-à-vis des citoyens.

Tout citoyen ou groupe associatif peut se porter garant pour parler au nom de la société civile. D’ailleurs, il est souvent question de « Représentants » de la société civile qui est cet ensemble composé des citoyens  dont la portée de l’action doit être démocratique et indépendante de l’Etat, du clergé ou de tout autre organe de pression qui lui soit exogène. Il est à rappeler que tout «représentant» de la société civile doit jouir d’un minimum de légitimité au sein de l’opinion publique. Il ne sert à rien de prétendre parler au nom des gens sans que l’on ne fasse montre d’un quelconque soutien de leur part surtout lorsqu’on s’autoproclame coalition.

Le but de la société civile est donc de protéger l’intérêt du corps social par opposition au corps politique lorsqu’elle estime que les mécanismes officiels, détenus par les institutions,  tendent à se déroger de leurs objectifs primordiaux. Lorsque la Neutralité des institutions par rapport aux citoyens tend à épouser une certaine iniquité, elle réagit. Elle n’est pas la Neutralité mais veille sur son effectivité. C’est dans cette optique qu’elle est conviée aux élections nationales  en tant qu’observateur justement pour appuyer les institutions dans leur rôle d’arbitre de façon plus ou moins passive. Elle ne peut se prévaloir d’un quelconque pouvoir décisionnel car elle ne fait que rapporter la volonté du corps social de qui elle tire tout son poids pour interpeller le corps politique.

Ainsi, la nouvelle coalition de la société civile proche du pouvoir s’enferme entre quatre [4] murs pour faire des communiqués tous azimuts ; nous voudrons bien savoir par qui a-t-elle  été mandatée ?  Quelles sont ses actions antérieures qui témoignent de leur légitimité à parler au nom d’une quelconque fraction du peuple ? Nous avons tous assisté aux rencontres citoyennes initiées par le mouvement « Ça suffit comme ça », ou du moins par ses membres, dans le cadre de la protection de l’environnement, de la protection des droits citoyens, de l’éducation civique et de la reforme des institutions… Bref de son engagement multidimensionnel auprès des concitoyens. Les détracteurs peuvent donc se rendre à  l’évidence qu’elle n’est point une « coalition » de circonstance parce qu’on voudrait décrédibiliser un certain Marc Ona Essangui comme d’ailleurs la cabale médiatique initiée par les mêmes tireurs de ficelles contre Me Paulette Oyane Ondo.

Le pouvoir de monsieur Ali BONGO déploie ses stratégies sans qu’elles ne fassent l’objet d’une étude profonde vu que tout le monde s’aperçoit clairement qu’il crée de toute pièce une opposition et une société civile à sa mesure. Car celles qui peuvent se prévaloir de ce rôle véritable de par le nombre d’actions posées sur le terrain, de par leur expérience et de leur capacité indéniable à mobiliser la population refusent de se prêter à son jeu de dupe dans l’organisation des élections sans aucune condition de transparence à même de rassurer l’opinion nationale dans sa majorité écrasante.

Il faut d’ailleurs voir la facilité avec laquelle ces coquilles vides ont à leur disposition l’appareil médiatique pour faire passer leur propagande dans ce pays où les seuls à jouir d’un tel prestige sont les griots de l’émergence. Les imposteurs sont depuis longtemps démasqués. Le peuple est conscient de vos accointances avec le pouvoir en quête de légitimité de « Ya Ali ».  Vous êtes libres de faire vos « sketches » et toute idée de coaliser la société civile est simplement manipulatrice du fait même de sa diversité d’opinion et de sa sociologie. Toutefois, le mouvement « Ça suffit comme ça »   est jusqu’à lors le seul de ladite société civile à fédérer les masses et même au-delà comme le témoignent les nombreux signataires de sa charte contre les élections sans conditions de transparence et sa tournée actuelle auprès de l’opposition sur toute l’étendue du territoire national pour dire non à la mascarade Pdgiste.

Quoi qu’il en soit, le dernier mot revient au peuple gabonais qui est la seule vraie société civile. C’est lui qui sait exactement lequel de tous ses soi-disant porte-paroles  est le plus crédible. Nous concernant, c’est bien évidemment « Ça suffit comme ça ». L’initial et le seul. Que les autres fassent d’abord leurs preuves au-delà des micros et cameras.

PAS DE CONDITIONS DE TRANSPARENCE, PAS DE BIOMETRIE, PAS D'ELECTION AU GABON.



Meboon Môôn Meba Ondo



Citoyen gabonais.

pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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