Voici où conduit le manque de légitimité d’Ali BONGO. Vu que la population gabonaise ne le reconnait toujours pas comme président légitime du Gabon, ce sont désormais les élèves dont les années scolaires sont perturbées par les nombreuses grèves non solutionnées par un gouvernement somnolent qui sont contraints d’assister aux meetings afin d’éviter la « Wonte » à la présidence ! Mais à quoi bon ? Elle est déjà habituée avec sa succession de scandales, ou bien ? Et donc, qu’on laisse les pauvres enfants tranquilles !
Qui sont ceux qui affirment que « le Fils n’est pas le Père » ? Cette pratique était bien courante à l’époque du père. Parce que le peuple gabonais n’a jamais eu à la tête de l’Etat des présidents qu’il a élus ; il ne peut y avoir de spontanéité quant à son implication pour aller écouter des personnes qui gèrent le pays comme une épicerie familiale ! A moins qu’on soit membre des groupes d’animation kounabelistes ou cireur de pompes avec en sus le titre de ventriloque.
Il est souvent question pour les chefs d’établissement d’envoyer les innocents élèves combler le désintéressement des populations adultes lors des kermesses d’Ali BONGO non seulement pour faire vivre le culte de sa personnalité qu’ils affectionnent tant au PDG mais aussi pour préserver leurs fonctions largement dépendantes d’une simple signature de la présidence de la république.
Les parents et les associations des parents d’élèves sont tous complices de cette exploitation juvénile ! Parce que le Gabon est un pays de terreur où environ 70% des actifs occupés sont rattachés au salariat de la fonction publique et, par ricochet, aux caprices des nominations farfelues d’Ali BONGO. Il est souvent envoyé aux familles une note afin d’ « exiger » la présence de leurs « mouna » au cérémonial impopulaire organisé par le PDG. Qu’adviendrait-il pour ceux qui ne s’y soumettraient pas ? L’uniforme acheté en début d’année par ces derniers est-il prédestiné aux meetings politiques ? Tous ces parents sont-ils aussi peureux que ça pour ne point défendre leurs propres enfants face à ces actes propagandistes durant lesquels cet uniforme scolaire est remplacé par des tee-shirts à l’effigie de «Ya Ali » ?
Lorsque nous avons conscience que la moyenne d’âge de ces élèves est bien en deçà des 18 ans requis pour jouir des droits politiques et que la jeunesse gabonaise est généralement désintéressée par cette politique politicienne du parti au pouvoir, n’est-ce pas là un acte de matraquage qui trahit les nombreux textes juridiques nationaux et internationaux ratifiés par le Gabon afin de protéger la Jeunesse ? Et lorsque nous demandions à l’Unesco de refuser le don de 2 millions de $ de monsieur Ali BONGO, c’est justement parce que de tels traitements contradictoires sont infligés au milieu éducatif. Rappelons que les cours de ces élèves seront interrompus pendant la Coupe d’Afrique des Nations [CAN] et qu’ils ont tout intérêt à être en classe plutôt qu’à un quelconque meeting pour faire économie de la contrainte de temps déjà hypothéquée par ce même gouvernement.
Nous interpellons donc qui de droit afin que cesse la manipulation de la jeunesse gabonaise pour racheter le manque de crédibilité de ces politiciens auprès des populations comme les évènements ne cessent de le démontrer à monsieur Ali BONGO. On ne s’autoproclame pas PDG parti de masse… Sans les masses justement.
PS : PAS DE CONDITIONS DE TRANSPARENCE, PAS DE BIOMETRIE, PAS D’ELECTION AU GABON.
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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