Monday, 28 November 2011

GABON: Pr Léon Nzouba, bouc émissaire de l’amateurisme de l’Emergence ?



Qui peut croire un seul instant que la présidence n’eût été informée de la prétendue opération « libérez les trottoirs » ? Celle que la majorité des gabonais ne cesse de rejeter vu le nombre de familles qui en sont victimes ? « Ya Ali » n’aurait donc pas donné son aval pour l’exécution des casses ? Nos émergents pensent-ils vraiment que la gestion d’un Etat est similaire à un dessin au crayon qu’on efface et refait à volonté ? Dire que des enfants se retrouvent dans la rue en pleine période scolaire avec des parents désemparés serait-ce une blague ? Les médias nationaux et même internationaux qui en parlent depuis des semaines sont-ils tout aussi schizophrènes pour obstruer autant la réalité ?

Personne n’est amnésique pour nous faire croire que le ministre des Travaux publics [TP] se serait levé seul un matin pour  « bombarder » les commerces et les habitations de ces citoyens sans que le général émergent ne donne son accord surtout en voyant  son armée choyée très engagée dans ladite opération. Nous avons encore en mémoire le communiqué très « présidentiel » qui ordonnait aux ministres de l’intérieur et  des TP la destruction des constructions anarchiques dans les plus brefs délais malgré le manque d’études préalables à une telle mission. Il faut assumer votre amateurisme solidairement, chers émergents. Mieux, faites comme d’habitude en rendant à la présidence ce qui est à la présidence puisque c’est toujours sous le haut patronage de « Ya Ali » que toutes les choses se font même celles les plus futiles.

 Cher concitoyens, nous remarquons que les casses  semblent avoir perdu en vitesse  depuis que l’on demande que justice soit faite en allant détruire également les constructions huppées du quartier présidentiel « la Sablière »  qui présente tout aussi  des caractéristiques anarchiques. On ne saurait comprendre l’humanisme soudain du gouvernement après avoir mis de nombreuses familles « makaya » dans la rue. Le pouvoir  ayant opté de mettre la charrue avant les bœufs, qu’il aille au bout de sa logique avant d’entamer toute négociation ! Parce que ce gouvernement ne doit sa légitimité qu’à la communauté internationale et n’écoute donc pas le peuple. A moins que ladite communauté ne  commence à regarder de trop près ce qui se trame au Gabon pour que celui-ci retrouve raison. Pitié.

En effet,  ça fait des semaines qu’une majorité de gabonais ne cesse de remettre en cause non pas l’idée de rénover mais la manière dont les émergents procède par la force  et la violence en piétinant délibérément la loi. C’est d’ailleurs une société civile congédiée par le pouvoir sous la bannière du mouvement « Ça suffit comme ça » qui est depuis lors à pieds d’œuvre pour aider les victimes à recouvrer leurs droits vu que l’autre société civile dite émergente n’en a cure  et se contente de balayer le chemin au slogan « Laissez-nous avancer » !

C’est donc pour cacher l’échec de plus en plus patent des décisions émanant de la présidence qu’on essaye de mettre l’écho impopulaire des « casses » émergentes sur le Pr Léon Nzouba.  Il se trouve que le pouvoir accuse d’un manque criard en matière de communication à tel point que le meilleur communicateur de cette mouvance, nous citons « Ya Ali », s’est vu contraint de descendre sur le terrain afin de corriger les tares de son gouvernement qui  agit depuis deux ans sans qu’il ne soit informé de quoi que ce soit. Pathétique.

Voici  un pouvoir en mal de légitimité et de compétences. Un gouvernement qui passe la majeure partie de son temps à se trouver des excuses et des échappatoires  pour voiler son « savoir-rien-faire ».  Mais qui vous a envoyés à la tête de l’Etat ? Le Gabon , à l’ère de l’émergence, devient  un cirque où les acteurs, au-delà de la tristesse qu’ils infligent au peuple, font montre d’un certain talent de comédiens qu’il faille leur reconnaitre pour toutes ces fois qu’ils nous font mourir de rire par leur amateurisme exceptionnel ! 

Allons-nous assister au renvoi de tous les fonctionnaires des ministères qui ont participé aux casses sans communication préalable avec les populations comme ce fut le cas au ministère de l'Habitat ? Vu que c'est desormais l'alibi trouvé par ceux qui ne cessent d'avancer sans savoir où ils vont...

Affaire à suivre…

Meboon Môôn Meba Ondo


Citoyen gabonais.

pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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