Tuesday, 1 November 2011

GABON: Le pétrole a «maboulisé» PORT-GENTIL !


Ah ! « Port-Gentil » ! Capitale économique du Gabon que tu n’es d’ailleurs que de nom ! Symbolisée par l’Iroko [une de nos nombreuses Essences] que les ancêtres appelèrent localement «  Mandji  », terre des Orungu. C’est donc en 1915 que l’administration locale décida de te rebaptiser sous leur patronyme afin de mieux t’assujettir à son commerce mais surtout à l’exploitation de tes richesses sous la « maestria » d’un certain Emile Gentil. Début de la malédiction dans la province de l’Ogooué maritime.

Parce que les gabonais accordent de moins en moins de valeur à notre tradition et nos cultures, les noms attribués à nos terres et parfois à nous-mêmes ont cette influence négative que nombreux négligent. Sur le seul volet touristique, à quoi renvoie le patronyme « Port-Gentil » si ce n’est qu’un endroit où l’on pourrait faire tout et n’importe quoi sans que personne ne vous donne une bonne raclée car « on y est toujours tolérant et GENTIL ».  Par contre, il est clair que « Ile Mandji » appelle à plus de curiosité car renfermant toute l’histoire même de l’Ogooué maritime. Demandez donc à nos jeunes de vous parler de « Port-Gentil » et  ils vous sortiront  toute la nomenclature liée au Pétrole comme si cela était la seule raison d’être de cette province. Pathétique.

Le Gabon a toujours fonctionné sur le modèle jacobin où les richesses nationales sont centralisées dans les mains d’un groupuscule d’individus [citoyens ?].  Ce système fait donc fi de ce que les régions géographiques qui nourrissent le budget de l’Etat puissent bénéficier véritablement de la manne qui ressort de leur sol et sous sol.

Si la province de l’Ogooué maritime ne peut s’adjuger toutes les richesses qu’elle procure, il est tout de même judicieux qu’elle bénéficie d’un traitement particulier de la part des multinationales qui y sont implantées notamment dans la construction de logements sociaux décents mais surtout dans l’assainissement du réseau routier. Elles en ont les moyens ! Tout ceci en soutien donc au gouvernement.  Car nous voyons bien la différence de traitement entre les gabonais et les expatriés employés dans leurs structures [comme d’habitude].

Mais le plus énervant, ce sont ces compatriotes de PORT-GENTIL qui vivent dans le mythe pétrolier. Ceux qui ont décidé d’attendre que les « pétroliers », un bon matin, leur offrent subitement tout : maison, voiture et salaire sans remuer le moindre pouce. Sans compter toutes nos soeurs qui ne jurent que par le mariage avec un des ces barons étrangers. Ceux qui vivent le complexe port-gentillais selon lequel « on y est tous millionnaire ». Comment aider des gens qui se mentent à eux-mêmes ? Et de surcroît auprès de leurs propres frères gabonais comme si on était ignorant de la situation de notre capitale économique.

Nous avons conscience de la prise en otage de notre huitième province par certains expatriés opportunistes qui n’ont d’ailleurs « rien à foutre » du Gabon  comme le témoignent les grognes incessantes des syndicats du secteur pétrolier. Et notre gouvernement qui continue de caresser les choses dans le sens du poil parce que le problème de fond mettrait en exergue les conflits d’intérêt dûs aux nombreuses relations incestueuses qui existent entre les investisseurs étrangers et notre classe dirigeante.

Il faut donc que nous nous réapproprions l’Ogooué maritime, non seulement dans son appellation mais également dans l’orientation des nombreux bénéfices qui en ressortent pour que l’ « Ile Mandji » retrouve le respect qu’elle mérite. « Mandji », il est donc temps que tu te « dondwa » !

Meboon Môôn Meba Ondo

Citoyen gabonais

pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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