Wednesday, 23 November 2011

GABON: Armée gabonaise ou 1er militant du Parti Démocratique Gabonais [PDG].


N’allez pas chercher d’où la minorité d’individus au pouvoir tire toute son arrogance. Ou pourquoi les « Ali BONGO et BOUKOUBI » se permettent de narguer le peuple gabonais. Il s’agit simplement de l’assurance née du fait qu’ils aient dans leurs rangs une catégorie de militants privilégiés prêts à sortir l’artillerie de guerre face au peuple désarmé afin de garder la suprématie du pouvoir dictatorial des « Ya BONGO ».

Mis à part l’armée, les « Jackie Chan » de la présidence et toutes les milices infiltrées sur le territoire,  quel autre argument possède le PDG et  qui puisse justifier  encore son existence ? C’est souvent inconsciemment que les gabonais affirment qu’ils ne peuvent soutenir une quelconque manifestation pacifique contre ce pouvoir illégitime au risque « de se faire tirer dessus ». Cela est tout de même révélateur de la psychologie d’une majorité des gabonais qui vit en permanence dans la terreur ! Parce que  le pouvoir PDG ne dissuade que par les armes.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle aucune émission politique digne de ce nom n’existe au Gabon.  Aucune tribune d’expression qui mettrait toutes les sensibilités politiques en confrontation  afin que le peuple se rende compte des limites d’un parti qui devrait retirer  la terminologie « démocratique » de son label.  Ce qu’ils  appellent donc « paix » au Gabon n’est autre que l’inaction et la passivité dus à la prise de conscience de la menace militaire permanente.

L’armée gabonaise est le véritable outil d’assujettissement des populations. Elle qui est censée être républicaine s’est longtemps immiscée dans le débat politique partisan sans que cela n’émeuve les détracteurs de la société civile qu’on qualifie de politicienne par ignorance  et mauvaise foi.  Cette armée qui vote en aparté après avoir reçu « sa prime spéciale des urnes » des mains du  chef « suprême des armées »  possède même en son sein des associations atypiques notamment celle des épouses militaires et autres régiments civils sous l’autorité de certains officiers supérieurs.  Ce sont de véritables partis politiques officieux dans la galaxie présidentielle ventriloque qui participent au flou autour des élections dans le pays.

Que valent bien les nombreuses voix du peuple épris de changement face au seul bulletin de vote des militaires du PDG ? Dans une démocratie réelle, ce sont les  militants du parti ayant remporté l’élection qui infestent les rues pour manifester en toute quiétude leur victoire. Dans celle dite gabonaise, c’est l’armée et ses milices qui font le tour des quartiers avec au bout du canon une balle pour tout adversaire mécontent. Le maintien de l’ordre n’étant  qu’un subterfuge pour justifier l’utilisation abusive de l’armée gabonaise par le pouvoir illégitime du bord de mer car  celle au service de la Nation n’existe pas encore sous nos lattitudes. 

Quel est donc ce citoyen conscient qui, après toutes les stratégies de fraude mises en place par le PDG et son armée politisée, donnerait encore un quelconque crédit à une élection au Gabon ? Quel est l’élément nouveau par rapport à toutes les élections précédentes qui inciterait à légitimer un pouvoir qui ne doit son existence qu’aux étrangers et à la kalachnikov ? Les vrais gabonais savent qu’il n’y a pas élection au Gabon jusqu'à l’instauration de conditions équitables de transparence. Attention à la violence qui appelle à la violence.

Affaire à suivre…

Meboon Môôn Meba Ondo


Citoyen gabonais.

pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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