Au moment où tout le monde et n’importe qui s’apprêtent à te rendre des hommages tantôt sincères tantôt pour le besoin de civilité, j’aimerais juste t’adresser ces quelques mots… Moi, petit gabonais pour qui tu as été le président intimement depuis l’élection présidentielle de 1998.
Comme nombreux de ces jeunes gabonais désintéressés par l’objet politique proprement dit, tu as été celui qui m’a donné goût à la chose publique par ton éloquence et par la maîtrise des thèmes que tu abordais. Qui d’autre ou quoi d’autre pouvait retenir mon attention devant ce petit écran « RTGérien » si ce n’était que toi. Je revois au bout de tes lèvres ce petit mépris qui disait à ses interlocuteurs : « Restez tranquilles, vous êtes mes petits » !
La rumeur m’a souvent traité de « naïf » ! Car de ton « radicalisme » tu as fini par t’ouvrir… A la présidence d’ « Omar » tu as fini par te faire conduire. J’étais donc de ces jeunes furieux contre ces gestes qui devenaient fréquents. Et ce, jusqu'à très récemment avec « Ya Ali », d’abord à Paname puis au « Palais du bord de mer ». Peut-être que je n'ai jamais saisi la grandeur de l'homme d'Etat que tu fus.
Mais au fond, jamais je n’ai cessé de t’admirer malgré les apparences. Parce que je n’ai accompli mon devoir civique devant les urnes qu’une seule fois dans ma vie… Et cette unique voix était un CARTON ROUGE : nous étions à l’élection présidentielle de 2005, Prési.
Sans espoir mais le cœur vaillant, j’attendais impatiemment les résultats et comme d’habitude… Un Président élu était déclaré vaincu ! Je me suis alors promis ne plus jamais aller devant une urne au Gabon tant que tout ce que tu dénonçais depuis des lustres n’était pas mis en ordre… De la cour constitutionnelle à la Biométrie dont les gens se font désormais maîtres d’œuvre.
Ton esprit devenant de plus brillant et ce corps de plus en plus vieillissant, en ce jour le Ciel décida de te changer de vaisseau. Le Gabon vient de perdre un « vieil okoumé » mais les ancêtres nous sifflotent… Que la forêt se régénère. Ainsi, ma tristesse et ma prétendue colère ne sauront prendre le dessus car je te vois déjà revenir parmi nous sur un dos de Caméléon afin de parfaire ta mission…
MERCI Président… AKIBA ! Ossimane Wua E wo bia li gue bia cam! Gabon A ye tin OSU.
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
pour le Mouvement "LE CITOYEN"
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