Monday, 10 October 2011

Gabonais… Désormais étrangers dans leur propre pays ?


Loin de nous toute idée xénophobe mais il est des questions qu’il faille mettre à nu surtout lorsqu’on est citoyen d’un pays dont les lois et les principes sont continuellement bafoués. Ça fait un peu plus de 50 ans qu’on s’essaye à donner forme à cette nation qu’on nous a certes offerte mais dont le destin nous échoit d’une façon ou d’une autre.  Et malgré les appels à la scission inavouée du pays formulés par des concitoyens  irresponsables car ne déclinant jamais leur identité véritable dans le débit de leurs inepties, les patriotes que nous sommes tenons toujours fermement la barre pour que vive la Nation !

Il est désormais fréquent le débat sur les origines « douteuses » de certains « concitoyens » occupant soit de hauts postes de responsabilité dans notre pays soit bénéficiant de juteux contrats avec l’État dans ces sociétés où ils officient parfois comme de simples porte-noms. Si la constitution dans son article 10 (L.47/2010 du 12 janvier 2011) en rapport avec les attributions du pouvoir exécutif  stipule que : « Tout gabonais bénéficiant d’une autre nationalité au titre de laquelle il a exercé des responsabilités politiques ou administratives dans un autre pays, ne peut se porter candidat […] »  et que : « Toute personne ayant acquis la nationalité gabonaise ne peut se présenter comme candidat à la Présidence de la République. Seule sa descendance ayant demeuré sans discontinuité au Gabon le peut, à partir de la quatrième génération »… Qu’en est-il des autres fonctions administratives toutes aussi importantes ? Surtout celles nécessitant le fameux « suffrage universel » ?

De la présidence et ses nombreux conseillers en passant par certains de nos élus nationaux qui seraient des personnes étrangères ou arrivées au Gabon bien longtemps après notre indépendance. Celles qui donc  ne peuvent nullement prétendre être d’une descendance récente encore moins lointaine des peuples constituant la Nation gabonaise mais qui font tout de même la pluie et le beau temps sous notre « Forêt-Soleil –Océan ».

Qui sont alors ces gabonais qui, hier, ont autorisé et légalisé de tels complots contre notre pays et qui aujourd’hui même continuent de laisser  pourrir les choses ? Lorsque ce sont ces personnes qui désormais se retrouvent à la gestion de notre documentation officielle notamment dans certaines mairies et même dans les cercles décisionnels de nos institutions à telle enseigne qu’on ne saurait déterminer objectivement le nombre de fausses « identités » en circulation [les contestations lors des élections au Gabon le démontrent] ! Comme nous nous moquons de toutes ces lois qui prétendent défendre notre très chère nationalité gabonaise !

Combien de compatriotes bénéficiant de la double nationalité affichent clairement leur préférence pour « l’autre pays » au détriment du Gabon quand bien même ce serait lui qui les a nourris et plus loin a même financé leurs études ? Nous pensons humblement et dans le respect des uns et des autres que ce débats doit être soulevé par le parlement gabonais [s’il en existe un] car la souveraineté de notre pays ne se limite pas à la seule fonction de « président de la république ».

Par ailleurs, quels sont donc ces critères qui conduisent à la naturalisation vu que les intentions de la majorité de personnes qui s’y souscrit sont très souvent liées aux seules opportunités lucratives et pécuniaires qui tendent à faire fuir continuellement nos capitaux vers les pays dits « d’origine »… En Europe et Afrique de l’ouest, au Liban etc. Ou quand ils s'accaparent quasiment tout et que « nous autres » n'avons que nos bouches pour pleurnicher. Sinon, à titre comparatif, quelle est la propension des revenus investis sur la soi-disant terre d’accueil qu'est le Gabon? Par contre nous avons bien connaissance des empires bâtis par nos très chers concitoyens binationaux dans leur pays d’origine sans compter les fonds détournés par certains d’entre eux qui ont occupé des fonctions stratégiques dans notre pays notamment dans le pétrole et le bois !

C’est dire que le débat sur la déchéance de nationalité ou de la contrainte au choix de nationalité dans des circonstances qui restent à déterminer ne saurait plus être une exclusivité européenne voir française pour la nouvelle génération de citoyens gabonais car il est inacceptable que notre hospitalité soit cette porte ouverte par laquelle tout le monde s’infiltre pour « foutre le bordel » sur les terres de nos ancêtres …   

Affaire à suivre...

Meboon Môôn Meba Ondo


Citoyen gabonais

pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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