Au titre des métiers nobles qui consistent à sauver des vies, il y a celui des sapeurs-pompiers ! Sauver ou périr ! Telle est leur devise. Si le Gabon dénombre quelques bataillons ici et là notamment à Libreville, Owendo, Port-Gentil et Franceville, il faut tout de même noter la vétusté de ces casernes qui datent des années avant le retour au multipartisme en 1990. Pas toujours facile donc d’exercer un tel métier dans un environnement anarchique tel que celui de nos quartiers de Libreville surtout lorsqu’on manque de matériel adéquat.
Qui donc de nos concitoyens n’a jamais entendu une de ces multiples plaintes à l’endroit des soldats du feu ? « Toujours en retard ! Dégagez ! On n’a plus besoin de vous » ! S’écrient ces riverains qui viennent de voir leur maison se consumer malgré les nombreux appels au fameux « 18 ».
Comme il est « kinda » pour ces militaires en rouge qui, dans le feu de l’action de ce genre de situation, reçoivent souvent projectiles et pierres de la part de ces victimes qui essayent souvent d’extérioriser leur mécontentement. Détruisant ainsi le peu de matériel disponible pour leur venir en aide.
Sinon entre le coup de fil et l’intervention des pompiers, plusieurs problèmes se posent :
- Celui lié à la localisation du lieu des sinistrés dans une ville sans réel plan cadastral
- Celui de la disponibilité du matériel adéquat étant donné la complexité de certaines interventions notamment les accidents de circulation avec véhicules carambolés
- Celui du matériel roulant parfois badigeonné de l’extérieur pour tromper la vigilance des autorités lors des défilés militaires
- Celui de la proximité des casernes d’intervention qui n’ont toujours pas su s’adapter à l’expansion de la ville et encore plus avec les nouveaux projets de Nkok et d’Angondje entre autres.
Il est besoin de rappeler ici que de nombreux gouvernements précédents ont souvent mené des études dans ce sens mais rien de bien concret ne s’est réalisé sur le terrain. Que faire alors ?
D’abord, des campagnes de prévention et de sensibilisation des populations car l’ignorance des gestes de premier secours amenuisent souvent les chances de réussite des interventions. Il faut également accélérer le processus de modernisation de nos quartiers sous-intégrés appelés « mapanes » car ils sont difficilement accessibles. D’où la nécessite d’une collaboration intense entre les services de prévention dudit corps et l’administration cadastrale voire avec les maisons de téléphonies afin faciliter la détection d'appels.
Puis, il serait souhaitable que le gouvernement pense à la construction de nouvelles casernes afin de donner du sens à l’optique de proximité notamment dans des quartiers tels que Nzeng-Ayong [le plus grand de Libreville] et ceux dits des points kilométriques [ Les Pks]. Certaines provinces attendent toujours l’arrivée des sapeurs-pompiers. D’ailleurs, certains gabonais découvraient ce corps habillé lors des « kermesses des fêtes tournantes » organisées sous l’ère du feu président Omar BONGO ONDIMBA.
Somme toute, une augmentation des effectifs tel qu’entrepris récemment par le gouvernement est de mise. Ce qui ferait donc appel au renforcement de certains équipements techniques et à l’amélioration des conditions de travail et de vie dans ces casernes quasiment « préhistoriques ».
Et pour des cas extrêmes comme le triste et célèbre accident d’avion de l’époque de « Gabon express » ou pour des interventions dans ces zones souvent à l’écart des agglomérations, des bateaux et des hélicoptères dignes de ce métier ne seraient pas de trop. Humblement nôtre.
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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