Saturday, 29 October 2011

GABON: Pays de paix ou de terreur ?


La constitution gabonaise, dans son article 3 (L.47/2010 du 12 janvier 2011) stipule que : « La souveraineté nationale appartient au peuple qui  l'exerce directement, par le référendum ou par l'élection, selon les principes de la démocratie pluraliste, et indirectement par les institutions constitutionnelles (L.1/94 du 18 Mars 1994)».

Nous voyons clairement énoncé ici  les voies prioritaires car directes de l’expression de la souveraineté du peuple gabonais : Le référendum et l’élection. Mais le pouvoir ayant peur de la réelle voix du peuple n’optera jamais  pour le référendum encore moins pour des élections  transparentes ;  préférant ainsi jongler avec des institutions désormais honnies par le Peuple gabonais comme le témoignent les événements du 27 octobre dernier au Gabon. 

Non, Messieurs ! Ce n’est pas parce qu’il n’y a pas de bruit de canon qu’il y a la paix ! Ce n’est pas parce que Libreville est infestée de cette espèce d’oiseau blanc insignifiant dit « de noël » qui jonchent le plus souvent nos tas d’immondices qu’il faille les confondre à des colombes !

Marrant d'entendre « Ya Ali » scander à la tribune du forum des dirigeants de l'Unesco tenu mercredi dernier à Paris pour la 36e session de la Conférence générale de l'UNESCO que  la  culture de la Paix que nous avons héritée de son prédécesseur, Feu le Président Omar BONGO ONDIMBA, a toujours guidé notre action et qu’il a toujours affirmé que l'Afrique devait d'abord privilégier la Paix pour faire face aux trop nombreux défis auxquels elle est confrontée. C’est bien de faire des discours ! Mais la réalité est autre « papa ».

Non seulement vous êtes mal placé pour parler de culture, en tout cas de culture gabonaise, mais surtout vous auriez dû dire que le Gabon pratique la « Paix par les chars ». Il ne se passe pas de semaine sans que les honnêtes citoyens aperçoivent l’artillerie de guerre de notre armée. La paix c’est plutôt la primauté du dialogue sincère et non celui de la mercatique propagandiste pour miroiter votre aimable communauté internationale en qui vous êtes bien plus redevable qu’aux gabonais eux-mêmes.

Les gabonais vivent dans la terreur permanente ! Et ce ne sont pas les medias gouvernementaux qui leur donneront la parole pour le témoigner. Dans un pays où l’on ne parle qu’en termes de « eux » contre  « nous ». Le président qui est censé être celui de tous les gabonais a depuis for longtemps fait son choix ! Celui de défendre coûte que coûte les intérêts du seul Parti Démocratique Gabonais [PDG]. Ce qui crée donc une frustration et une colère latente bien que certains adeptes de l’émergence refusent de le reconnaitre. Qu’ils continuent donc !

Un pays où les droits de l’homme sont continuellement violés. Où les édifices à construire sont désormais plus importants que la paix sociale et les citoyens. Celui dans lequel on pense créer la terreur en annonçant des coups d’état à tout va. Celui dans lequel on musèle la population avec le « Taisez-vous ! On fait des routes ! Laissez-nous avancer » !

Non, les gabonais n'aiment pas la violence ! C’est la raison pour laquelle le pouvoir et sa minorité de supporteurs essayent de les pousser à bout notamment en fonçant vers des législatives sans conditions de transparence ; l’épreuve de la force étant le seul langage employé par ceux qui détiennent le Franc CFA gabonais.

Et l’ONU qui observe… Comme d’habitude souhaitant peut être que ca dégénère pour venir jouer les pompiers alors que la prévention des situations de troubles devrait être son cheval de bataille. Parce que les  gabonais sont opprimés économiquement, psychologiquement et même physiquement.

Mais le peuple ne tient plus à le supporter au nom d’une quelconque émergence ou on ne sait quoi… la dignité humaine et le respect de nos valeurs culturelles pour qu’advienne la Paix véritable sur la terre de nos ancêtres. On a assez fait semblant… 

La souveraineté au peuple gabonais. Nous ne voulons plus d'une paix de façade entretenue par des mallettes d'argent et les modiques salaires de chaque fin de mois. Ceux de nos concitoyens qui continuent de tolérer l'installation d'un régime policier au Gabon repondront tôt ou tard de cet engagement.

Affaire à suivre...

Meboon Môôn Meba Ondo

Citoyen gabonais

pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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