Nous sommes le 24 et demain les heureux élus à la fonction publique iront chercher leur « manne » salariale. Aah ! Comme c’est bon de manger tout cet argent que le Gabon met à notre disposition depuis toujours. Vous nous direz que c’est le fruit du travail récompensé. Mais quel travail même ? L’ingratitude de nos concitoyens a atteint un niveau tel que le Gabon se sent de plus en plus délaissé par ses filles et fils qui n’ont de préoccupations que leurs petits intérêts familiaux et rien pour ce fameux « GABON D’ABORD ». Rien en ce qui concerne l’Intérêt national. Mais tout le monde, par effet d’ambiance, saura se plaindre autour d’une table de petits « Mabouela » pour critiquer ceci ou cela.
Mais une certaine Jeunesse gabonaise tient à décerner ce propos à l’Opposition gabonaise en lui disant : « Ça suffit comme ça » ! Pour reprendre la célèbre réplique du mouvement qui porte le même nom au Gabon dans sa lancée pour la transparence électorale. Parce que, comme à chaque élection, le manque d’unité pour l’intérêt de la Nation nous fait louper les objectifs légitimes et républicains que nous souhaitons pourtant tous. En tout cas, il nous semble.
Alors même que notre illustre regretté, monsieur Pierre Mamboundou M, n’a pas encore été conduit à sa dernière demeure, que l’opinion nationale et internationale est déjà occupée à spéculer sur les calculs politiciens de ceux qui sont prêts à se désister en abandonnant le combat de la transparence électorale. En allant ainsi aux élections législatives de décembre sans réelles garanties.
Parce que nos ancêtres avaient une toute autre définition du pouvoir politique ; celle qui n’avait pas pour raison première l’objet pécuniaire. Et donc, pour trouver le pouvoir chez nos ancêtres il fallait vraiment s’éloigner de tout débat monétaire et plus précisément de l’argent.
Par analogie, l’exercice des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire était si noble car reposant sur des valeurs et des principes intangibles puisés dans nos traditions. Où la sagesse seule faisait le poids devant toute une « démocratie ». Oui ! Quand la politique était reconnue comme élément culturel et non un effet de mode à l’occidentale. Dans ce contexte, nous ne voyons pas nos chefs d’Etat mener à bout un seul septennat si on leur disait que le pouvoir ne gère plus les « colos » : l’argent.
Que pouvaient bien dire 1000 voix de jeunes [de 18 ans à peine] jouissant de leur droit de vote devant la seule voix d’un « Gnamore » [Sage conventionnel et reconnu] ? De surcroit une jeunesse en 2011 totalement désintéressée et ignorante des réels enjeux politiques ? Bien sûr le monde évolue et nous faisons vieux-jeu, n’empêche que l’utopie numérique se présente clairement dans ce qui précède.
Mais cette époque, nous la fuyons ! C’est pourquoi l’OPPOSITION gabonaise n’a plus de respect envers toutes les âmes qu’elle embarque dans ses rêves. La « danse du ventre » dominant la raison. Parce qu’elle préfère suivre ses instincts cupides et avides de « nominations » tous azimuts. Au Gabon, en poussant les analyses à leur paroxysme, du choix des candidats aux compromis anti-démocratiques au sein des partis politiques, nous pouvons affirmer sans le risque de nous tromper qu’une majorité des députés à l’assemblée nationale est nommée par le pouvoir exécutif !
L’échéance du 17 décembre est donc décisive pour bon nombre de nos soi-disant opposants car ceux qui iront aux législatives dans les conditions actuelles, en écartant le mot d’ordre « PAS DE TRANSPARENCE, PAS DE BIOMETRIE PAS D’ELECTION » signeront non seulement leurs actes de décès politique mais assumerons également tout se qui en découlerait vu que le Peuple gabonais en a marre de cette politique de « CANIVEAUX » et de « LACHETE ». La responsabilité politique c’est aussi savoir se sacrifier pour ses convictions.
Opposition comme Majorité, nous allons vous faire ça dur ! Continuez de prendre le peuple pour une bande de sauvages et de maboules. Au quartier on dit : « Vous allez vous waze, jazzez bien… ». Prenez ce propos au degré qui vous convient. On verra qui est le souverain dans ce pays…
Affaire à suivre.
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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