Wednesday, 19 October 2011

Ali BONGO ONDIMBA, André MBA OBAME et leurs gouvernements parallèles.


C’est bien un genre de mode que celui auquel nous habituent les « [ex] Rénovateurs » du Parti Démocratique Gabonais [PDG] et dorénavant « maîtres » du Gabon, nos excellences  Ali BONGO ONDIMBA et son « frère » André MBA OBAME.

D’aucuns affirment même que tout ce qui se trame au Gabon aujourd’hui, notamment la prétendue séparation des vieux compagnons de route, fut  depuis longtemps  prémédité. Sous cet angle, les deux frères se seraient ainsi départagés la scène politique gabonaise en reléguant au second plan tous les ténors de l’ancienne classe politique et en cloisonnant comme à leur habitude les gabonais dans le sempiternel débat manichéen du bien contre le mal ; de la majorité contre l’opposition et donc d’ « ABO vs AMO ».

Il semblerait que jusqu’ici, tout mais absolument tout se passe comme prévu. Tant pis pour ceux des compatriotes qui ne retiennent rien de l’histoire politique du Gabon où les scénarios se répètent incessamment avec nos réalisateurs venus d’Outre mer et de la France en particulier. Tout n’est qu’éternel recommencement. De la « Rénovation » du feu président Omar BONGO ONDIMBA à la célébrissime « Emergence » : comble de ces grands travaux souvent engagés dans le pays et qui ne sont en fait que le partage continu du gâteau « Gabon » par les sponsors de chaque élection présidentielle. Les gabonais n’étant que spectateurs et consommateurs de ce qu’on prétend être fait pour leur bien-être. Ils sont rarement associés aux projets.

Qu’en est-il réellement des gouvernements parallèles ?

Si l’élection présidentielle anticipée de 2009 a déclaré sieur Ali BONGO O. vainqueur, cela n’a point fait l’unanimité vu que l’autre « frère » continue de revendiquer sa prétendue victoire. Il s’en suivit d’ailleurs la création d’un gouvernement dit « Du PNUD ». « L’acte est politique », disaient [disent ?] ses auteurs. Et l’encre a coulé au Gabon et s’est même déversé dans l’Ogooué pour décrire et animer ce qui était désormais qualifié de « crise gabonaise ».

Mais sur un plan purement réaliste et pragmatique, combien de gabonais peuvent affirmer avoir joui d’une quelconque décision du gouvernement dirigé par sieur Raphaël BANDENGA LENDOYE ? D’ailleurs, les événements s’enchaînèrent jusqu'à la dissolution malheureuse de l’ex Union nationale. Et  Seul le Sorbonnard AMO sait exactement où il conduisit tant de militants et de personnalités politiques pourtant respectables au sein de ce parti qui faisait déjà écho à travers la planète. Et tout le monde semble désormais se focaliser sur les législatives à venir. Le gouvernement du « PNUD » était-il donc fantoche ? Sinon, où est-il ? Et où en sont les fameuses poursuites judiciaires entamées ?

De son cote, sieur Ali BONGO O. pourtant officiellement installé a depuis le début de son septennat crée une panoplie d’agences semi-ministérielles : c’est son gouvernement parallèle très personnelDécidément, les « rénovateurs » savourent la politique qui outrepasse la loi ! Cher Prési, le Gabon aurait-il changé de régime politique ? Sinon, quel contrôle pourrait avoir le parlement sur un  gouvernement bis totalement sous votre gestion ? Quel est le cadre juridique qui garantit cette façon de faire ? Leurs actes de création sont-ils en phase avec l’esprit de la loi fondamentale ? Où est donc passé le slogan « légaliste » de la majorité républicaine qu’on nous chante devant le report des élections législatives et la biométrie ?

Depuis que le « Bord de mer » offre  perdiemes,  bonus  et ouvre des comptes bancaires aux membres du parlement, celui-ci s’est longtemps abandonné au « somnifère  store » en pratiquant la politique du « béni oui-oui » tout au long de l’année quand il n’est pas simplement endormi.

Elle est loin l’époque où on rêvait encore, nous jeunes gabonais, devant le courant des « [ex] Rénovateurs » du Parti Démocratique Gabonais car tout comme l’immeuble qui porte leur nom dans la capitale, RENOVATION, ils sont simplement « pourris » ! Et dire que de nombreux jeunes dynamiques continuent de tapir dans l’ombre de ces animateurs de foules en acceptant cette politique paternaliste et de suivisme … Déplorable pour le Gabon.

Et l’hymne national de chanter : « Eveille toi Gabon… ». Où sont donc ces jeunes patriotes ? Le pays a besoin d’un souffle nouveau, pardon !

Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais

pour le Mouvement "LE CITOYEN"


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