Il est de renommée, lorsqu’on évoque l’Afrique et le Gabon en particulier de les classer parmi ces régions du monde qui, malgré leurs potentiels miniers, pétroliers et agricoles, demeurent trop dépendantes du Reste du monde.
Bien avant la facette des indépendances de façade, notre pays était, comme ses confrères ouest-africains, une terre agricole. En effet, l’Agriculture avait pendant longtemps gardé nos riverains loin des contradictions éhontées de la vie citadine… Quoi que Mr Sarkozy dise. C’est Spécialement dans le Woleu-Ntem [ Nord Gabon] où j’ai grandi, comme ce fut d’ailleurs le cas dans toutes les autres regions du pays, que j’ai vu mon grand père être un homme plus ou moins autonome. C’était une lignée d’hommes respectables car intimement liés au travail de la terre non seulement pour nos besoins domestiques mais également pour ceux qui leur étaient connexes.
Nous cultivions du Cacao et du Café. Le “business” était assez prospère. Et lorsque ces fils d’agriculteurs étaient envoyés à l’école “moderne”, les aînés y voyaient l’opportunité qu’un jour ceux-ci poursuivent l’oeuvre; certainement par l’industrialisation de ce qui était déjà for ancré dans nos contrées. Malheureusement. C’était sans compter sur la volonté du Parti Unique qui avait une toute autre vision infantilisante des désormais “sujets gabonais ”.
Au Gabon, il fallait que les maîtres de cérémonies déguisés en politiciens remplacent , du moins sur le plan de la hiérarchie sociale, ces vaillants hommes d’affaires qui les avaient pourtant nourris de la sueur de leurs fronts. Début de l’ère du “TOUT POLITIQUE”.
Subséquemment, nos valeureux travailleurs d’antan ont fait place au laxisme toujours ambiant vu que la Fonction publique et l’ ”Office fashion” se sont érigés en nouveaux “Dieux” gabonais où jeunes comme vieux n’imaginent la réussite sociale que dans le seul moule de “politicard”.
Aussi, les nombreuses communautés amies qui peuplent notre pays, ayant compris cette partition gabonaise, n’ont fait qu’une bouchée de notre tissu économique où les gabonais n’ont qu’un rôle à jouer: CONSOMMER. Le budget de l’Etat serait donc comparable à cet argent de poche contrôlé et distribué aux plus dociles afin d’acheter voitures, nourritures, vêtements et toute sorte d’artifices et ce, au fil de ces années qui se ressemblent “kindament”.
Nous avons pour mauvaise habitude de répéter à nos concitoyens que “le moindre mal dans une économie de marché est d’en être réciproquement Producteur, Recipiendaire et ENFIN Consommateur”.
Mais nos amis sont tellement occupés à commenter les actes de théâtre de nos “leadershipiens” gabonais. Grèves de la faim, marches de protestation, activisme politique… Tout y est inscrit tandis qu’une frange de la population[étrangère ?] vaque tranquillement à ses occupations sans trop se soucier de ces crises d’humeur et d’humour auxquelles nous sommes bien plus qu’habitués.
Quoi qu’il en soit cher concitoyens, boudons, manifestons, faisons nos grèves… Il y aura toujours ce point de rechute dit “back to real life” où nous sommes tous appelés à dépenser nos petits CFA chez les “Mauritaniens”, “Libanais”, et autres “Maliens”: qualificatifs qui se sont desormais substitués à plusieurs activités économiques pour nous rappeler qui sont les réels maîtres des lieux.
A suivre…
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
Pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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