Monday, 12 September 2011

LES ENSEIGNANTS GABONAIS OU CE CORPS D'ETAT-MAJOR QUI S'IGNORE ?



Si vous avez été au Gabon pendant une période assez conséquente, vous avez certainement assisté, au moins une fois , au mouvement de grèves répétitives de nos très chers enseignants.

Les plus anciens évoquent souvent notre très regrettée "maman Martine OULABOU " quand nous, de façon plus récente, chantonnions "Tantine BITOUGHAT [?]". Bref, nous remarquons bien que la femme gabonaise qu'on pense souvent à tort n'être que cette bougeuse de fesses de groupes d'animation [nous y reviendront ultérieurement] s'adonne corps et âme pour l'avancée des choses dans notre pays; quoi qu'on en dise.

Vous l'avez bien compris, chers citoyens, que le monde de l'Education est l'un des secteurs sinon le plus mouvementé au Gabon. Quel est donc << le palaba >> et que peut-on faire face à cette situation qui entend perdurer ?

Dans tout État qui se respecte mais surtout qui aspire au mieux-être, le secteur de l'Éducation est souvent des plus privilégiés car Socle de la nation en ce sens qu'il nourrit par sa la température ambiante le feu de bois qui est censé faire cuire l'Intelligentsia nécessaire à l'essor dudit État. C'est toujours ce secteur avec l'ensemble des enseignants qui sert de baromètre aux diverses organisations Internationales telles que l'Organisation des Nations Unies [ O.N.U] voire celle pour l'Éducation, la Science et la Culture [UNESCO] quant aux classements divers où le niveau d'instruction/alphabétisation est un critère déterminant.

Mais dans notre très aimé "Foret-Soleil-Ocean", les enseignants ont souvent été laissés pour compte. Qui d'autre que ce fils d'enseignant pour témoigner de cette situation? Qui, mieux que ces jeunes élèves, pour dire la peur de voir planer sur soi le spectre d'une année blanche lorsqu'elle n'est pas simplement bâclée? Est-ce recommandé par l'Organisation Internationale du travail [ O.I.T], dont le Gabon est membre, de voir des salariés dépenser des années à servir un employeur, fut-il l'État, sans en recevoir Pécune ? Qui me nourrit, moi fille d'enseignant, durant cette traversée de désert depuis longtemps officialisée ?

Puis, arrive la potentielle période desdits <<Rappels>> où les frais du <<Notaire>> [ici, l'agent de l'Etat chargé du suivi de votre dossier] nous renvoyent au principe d'une certaine opération d'escompte au taux exhorbitant. A tel point que ces durs années de labeur se révèlent être un double fardeau pour les Enseignants.

Par ailleurs, il est inconcevable que ces même Enseignants officient, malgré tout ce qui précède, dans des conditions que même les jeunes élèves en cours préparatoires trouvent désormais déshumanisant. En effet, l'Ergonomie qui est  << l'étude scientifique de la relation entre l'homme et ses moyens, méthodes et milieux de travail et l'application de ces connaissances à la conception de systèmes qui puissent être utilisés avec le maximum de confort, de sécurité et d'efficacité par le plus grand nombre http://fr.wikipedia.org/wiki/Ergonomie >> est un concept tout aussi rarissime sous nos tropiques. 

Voici donc presentées sommairement ces raisons que nous trouvons suffisantes, entre autres, pour nous offusquer face à ce qui devient "banalité" dans notre pays c'est-a-dire l'abandon du systeme éducatif et des Enseignants en particulier.

Notre souhait, comme à l'accoutumée, est de voir l'Esprit de Solidarite Citoyenne dominer nos Egos, nos appartenances politiques ou claniques << Pour que la Nation ne soit plus en marge>>. Que les enseignants de tous les bords s'imprégnent véritablement du statut d'Enseignant au Gabon car nous pensons que ces derniers méritent un traitement similaire à celui des "corps habillés". Oui ! Tous les Enseignants Gabonais sont des Soldats et même qu'ils sont en guerre chaque années et ce, jusqu'à ce que le Gabon disparaisse ! A moins que ce soit le souhait des autorités gabonaises ?! Nous n'osons pas le croire.

Ce serait une belle exception mondiale [?] que d'inscrire le Ministere de l'Education Nationale sous l'égide de celui de la Défense si cela peut , d'une quelconque façon, améliorer leurs conditions de vie et de travail. Non pas que tout soit rose chez nos amis les militaires mais avouons qu'ils sont bien plus choyés ! Voyez donc notre degré d'exaspération pour ces pères et mères !

Par contre nous imaginons tout aussi une Solidarité citoyenne qui emmenerait de plus en plus d'Enseignants gabonais à se lancer dans le secteur privé car l'Etat également a ses limites et son dégre d'absortion semble avoir atteint saturation.

Cher Concitoyens, Le Sceau de la République nous rappelle la "Mère Allaitante". Ne soyons pas ces adultes assis sur les genoux de nos mères réclamant encore le sein avec la bouche bourrée de canines [rires]. Le risque fait partie de la vie: Osons! Afin que les budgets de Fonctionnement de l'Etat soient revus à la baisse au profit de ceux liés à l'Investissement. Trouvons le juste milieu. Mieux, privilégions la discussion car, d'elle, jaillit toujours un sourire d'espoir pour le bien de Tous.

Meboon Môôn Meba Ondo

Citoyen gabonais

Pour le Mouvement "LE CITOYEN"

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