“Nous rappelons à nos concitoyens que la Bourse scolaire tout comme le Transport ne sont pas des droits à proprement dit. C’est plutôt l’Education qui en est un pour eux. Si l’on a pu supprimer le Transport scolaire, on pourrait également le faire tôt ou tard pour la Bourse. Tout dépendra de la politique du gouvernement…”
A l’annonce de ce papyrus gabonais, certains m’ont dit que le débat était depuis for longtemps clos et que l’Etat gabonais, en cas de procès, perdrait majestueusement !
C’etait mal cerner un sujet qui a souvent été traité de facon biaisée par ces mêmes étudiants “fustrés” par le chômage et qui , dans les conditions que nous decrivons, n’osent pas affronter leur responsabilité mais celle du seul Etat gabonais avec qui ils ont signé le très célèbre Engagement décennal [ E.D].
L’E.D est ce sésame pour tout postulant à la bourse d’étude en terre gabonaise. En parcourant ce document, une clause “forfaitaire”, s’il vous plaît , attire l’attention des citoyens que nous sommes; celle dite “décennale” et qui stipule que tout étudiant , en contrepartie de la prestation de scolarité, devrait travailler pour “Mr tout le monde” pour une durée d’au moins dix [10] ans.
Il faut nous voir tout excité lors de l’annonce de l’octroi de bourse quand l’Etat est encore remercié et beatifié pour nous offrir une raison valable [ la seule le plus souvent] de nous faire établir notre premier passeport. Eh oui ! S’il est rarissime de retrouver des gabonais dans des ambarcations de fortune, c’est bien parce qu’ils sortent du pays soit pour des raisons d’étude soit pour des raisons diplomatiques/santé. Quant aux rares exceptions, nous offrons des acclamations !
Comment arrivons nous donc au discours de diabolisation de l’Etat qui, semblerait-il, ne remplit pas sa part de contrat une fois nos “laborieuses” études terminées ? Pour ceux qui les achèvent biensûr !
Contrairement à l’idée habituellement admise et selon laquelle l’Etat se doit “automatiquement” de nous offrir des postes budgétaires dès notre descente d’avion à l’aeroport Léon Mba de Libreville ou à la sortie définitive de l’Université au Gabon, nous pensons humblement que l’idée de “Servir l’Etat” pourrait avoir plusieurs autres connotations:
- Participer à la création d’entreprises individuelles, d’abord, avant d’envisager plus grand,
- Investir les secteurs d’activité souvent qualifiés de “dévalorisant” [comme on se marre !],
- Faire naître un climat de concurrence saine quitte à le forcer vu les nombreux monopoles,
- Créer des circuits de financement par les réseaux de Solidarité Citoyenne autrement dit organiser des “tontines structurées”,
- Ouvrir toute sorte de commerces encore trop détenus par les forces de travail importées.
Le but étant de lancer une dynamique qui s’inscrive dans la culture d’entrepreunariat.
Parce que nous pensons que soulager la masse salariale de l’Etat, c’est aussi “Servir” ses intérêts. Cela améliorerait non seulement le pouvoir d’achat de ceux qui y resteront mais encore ça permettrait à l’Etat d’allouer plus de fonds aux organismes de micro-credits.
Et si cela n’arrange toujours pas certains, l’Etat pourrait faire sauter sa politique actuelle d’attribution de bourse pour la remplacer par des “Crédits d’étude” comme cela a été proposé auparavant pour que nos concitoyens aient des raisons valables pour “chialer”.
Par ailleurs, ceci ouvrirait l’opportunité d’un procès contre tous ces étudiants qui, sous le fallacieux prétexte que l’Etat ne trouve rien à leur offrir, décident de se “barrer” avec l’argent du contribuable. C’est ainsi que nous décelons les quelques cas suivant:
- Ceux envoyés à l’étranger et qui ne sont jamais revenu . Meme si l’Etat n’a pas pu financer la totalité de vos études [ à cause des echecs ou des clauses prédéfinies dans le contrat 2/3 ans pour la durée d’étude], reconnaissez au moins le minimum qui a été fait ; remboursez-le et que vive votre liberté !
- Ceux ayant trouvé la parade de la double nationalité; en toute amitié, souvenez-vous que vous devez toujours de l’argent aux gabonais et que votre installation définitive à l’étranger n’y change rien,
- Ceux au chômage au pays, demandez-vous ce que vous pouvez faire pour l’Etat voire pour le pays sinon remboursez “quand meme” !
Quand nous pensons au contraste entre ceux des étudiants restés au Gabon et ceux hors du pays, si nous venions à tous rembourser les fonds décaissés, certains n’auraient plus l’impudence de narguer nos concityens, étudiants, “condamnés” au pays, du moins au niveau des infrastructures et de leurs équipements.
Nous ne finirons pas ce propos sans proposer à l’Etat un système que nous pensons plus équitable et moins discriminatoire, il s’agit de :
- La construction d’un véritable pôle universitaire au Gabon [nous pensons souvent à “May-Sur-Mer” c’est-à-dire Mayumba au Sud Gabon ], qui deviendrait la destination de rêve des jeunes élèves gabonais une fois leur “baccalauréat” empoché,
- Où des professeurs viendraient de par le Monde soutenir les Locaux pour le bénéfice du plus grand nombre.
Ainsi, le contribuable gabonais n’aura plus à dépenser “20 millions de nos francs ” pour un seul étudiant car ce montant pourrait couvrir la prestation d’un professeur international qui dispenserait des cours à un millier d’étudiants voire plus.
Nous y reviendrons…
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
Pour le Mouvement "LE CITOYEN"

No comments:
Post a Comment