Avant la publication de cet article, nous nous sommes amusés à demander aux uns et aux autres, l’âge minimum légal requis pour prétendre à la députation. Les réponses étaient aussi vagues que le mur opaque qui cache l’information juste dans notre pays. Soit.
La Constitution Gabonaise stipule en son article 35 que: « pouvoir législatif est représenté par un Parlement composé de deux (2) Chambres : l’Assemblée Nationale et le Sénat.
Les membres de l'Assemblée Nationale portent le titre de Député. Ils sont élus pour une durée de cinq (5) ans au suffrage universel direct.
Les membres du Sénat portent le titre de Sénateur. Ils sont élus pour une durée de six (6) ans au suffrage universel indirect. Ils doivent être âgés de quarante ans au moins. Le Sénat assure la représentation des collectivités locales ».
Si nous distinguons parfaitement ici l’âge des sénateurs, nous ne saurons nous prononcer par rapport à celui des députés faute d’information [contenue dans une certaine loi organique]. Soit. Nous voulons juste comprendre pourquoi cette jeunesse gabonaise continue de laisser des lois non écrites la reléguer au second plan alors que la classe politique actuelle est très vieillissante et donc, à remplacer dans son ensemble aussi bien dans la « Majorité » que l’ « Opposition » !
C’est dans le quotidien national l’« Union » que nous avons découvert en « Une » les « «heureux élus » pour défendre les couleurs du parti au pouvoir lors des prochaines législatives qui, d’ailleurs, demeurent très contestées par la classe politique de l’opposition et la société civile qui réclame une assurance quant aux conditions de transparences pour ledit scrutin.
Au Gabon, une certaine jeunesse s’est toujours sentie non concernée par les affaires de la « Cité » c'est-à-dire la Politique vu qu'elle ne la sollicite que pour se rendre aux urnes ; crier durant les campagnes, remplir les salles de réunion et arborer les couleurs des nombreux partis politiques que compte le pays pour une population estimée à un peu plus de 1 500 000 habitants, paraît-il. Puis, silence radio !
Pourtant, de plus en plus de lois sont votées dans les démocraties qui servent de miroir [en Europe occidentale] pour une participation plus active des jeunes notamment dans les organes de décision et même dans la course aux différentes élections dont celle de la présidentielle par le rabaissement de l’âge de l’éligibilité [18 ans pour les députés et souvent 23 pour les présidentielles].
Les jeunes en Afrique et au Gabon en particulier, ne sont donc que du bétail électoral vu ce qui précède! Lorsque nous savons que certains « Vieux Okoumés » dans notre très cher « Forêt – soleil - Océan » refusent de se laisser abattre préférant ainsi que la nature reprenne le dessus comme si la Politique était une création intrinsèquement naturelle !
Oui ! Les jeunes gabonais qui souvent sont bien plus actifs et dynamiques que cette classe de « Vieux Indéboulonnables » aussi bien dans la « Majorité » que l’ « Opposition » ! Cette jeunesse qu’on contraint à la « plonge » lorsqu’elle sait faire de la cuisine alors que tous les clients du restaurant « GABON » se plaignent du menu ! Celle qui se contente d’observer ces « vieux » en leur brossant continuellement les talons ! Celle qui attend l’âge ! Mais quel âge ? Aux âmes bien nées…
Parce que la constitution gabonaise est parsemée d’incongruités et de barrières qui n’aident en rien l’essor du pays sinon sa regression. En ce qui concerne ce propos, nous pensons humblement que tout citoyen jouissant de ses droits civiques et politiques a tout aussi le droit de parler au nom du peuple dans l’arène nationale sans limitation aucune. Sinon le vote est toujours là pour prouver le contraire ou le censurer. Ce qui laisse sous-entendre le caractère arbitraire de certaines lois et la discrimination des compromis anti-démocratiques au sein de nos chers partis politiques pour la désignation des candidats.
Il est bien de nous chanter… jeunesse ceci, jeunesse cela mais désormais nous considérerons les actes ! Avis à nos «VIEUX JEUNES » actuels et futurs députés ! De libérer pardon !
Affaire à suivre…
Meboon Môôn Meba Ondo
Citoyen gabonais
pour le Mouvement "LE CITOYEN"










